2011
07.23

Deceptions en série.

- La première, c’est le mauvais temps de la semaine passée qui a cloué au sol quasiment toute les écoles de France. Seuls les stages initiations ont pu être bouclés dans des conditions qui devaient ressembler à ce que vivent les anglais au quotidien. La semaine prochaine démarrera également très mal, mais cela devrait heureusement s’arranger.

- La deuxième c’est la décision prise par notre fédération d’interdire les ailes non homologuées en compétition.

Pour ceux qui n’ont pas suivi les évènements, sachez que lors du dernier championnat du monde FAI couru en Espagne au mois de juillet dernier, il y a eu deux décès et plusieurs ouvertures de secours durant une seule manche. La Commission Internationale du Vol Libre (CIVL) a immédiatement pris la décision de suspendre l’autorisation de vol des ailes non homologuées en compétition FAI 1 et de fait les championnats ont été stoppés.

Nos représentants internationaux ressemblent aux politiques qui ne savent que tout interdire dés qu’apparait un problème.

Se sont ils posés la question de savoir, s’il n’était pas suicidaire d’organiser un championnat dans les conditions fortes espagnoles en plein mois de juillet. Cela mettrait certainement en doute leurs capacités à anticiper, ils préfèrent ne pas en parler. Dans de telles conditions il peut être dangereux de voler même avec une aile standard.
De plus la sélection des pilotes pour les compétitions FAI cat 1, type championnat du monde, se fait par chaque nation avec pour certaines des pilotes de niveaux inégaux qui se retrouvent en conditions très fortes, sous un gun de course et avec un maximum de pression. Le cocktail est explosif. (Certains pilotes demandaient aux concepteurs s’il fallait accélérer pour contrer une autorotation !)

Il n’y a pas si longtemps on disait qu’un planeur pouvait voler en conditions fortes, un deltaplane en conditions un peu moins fortes et un parapente en conditions tranquilles. Qu’avons nous fait  de cette logique et pourquoi se permet on n’importe quoi sous prétexte d’avoir  un parachute de secours.

Ce sont les voiles non homologuées qui font avancer la recherche, la performance et aussi la sécurité en général.

La vie d’un pilote n’a pas de prix, mais que fait on du manque à gagner des constructeurs, de la perte financière de tous les pilotes qui doivent changer de matériel et de l’aspect anti-sportif, tout çà pour une décision attive de nos élus.

Cette décision est lourde de conséquence. Les assurances risquent de profiter de l’occasion pour ne plus assurer le matériel non homologué.

Que deviendra dans ce cas la possibilité de voler avec des ailes de speed riding et de speed flying ?

Il ne manquerait plus que l’on perde le droit à la construction amateur par impossibilité de s’assurer. C’est l’audace et la prise de risque de certains qui ont fait avancer les performances des engins volants, ne l’oubliez pas messieurs les élus.

Ceux qui défendent les idées décrites dans ces quelques lignes n’ont qu’à aller jusqu’au bout en boycotant toutes les compétitions en France, et en ne participant pas au championnat de France de la Réunion.

La FFVL qui est là pour promouvoir, structurer l’activité et organiser les championnats de France s’en trouverait  bien embarrassée.

Rien ne nous oblige à suivre les décisions internationales comme le font les politiques !

Ne voit on pas des voiles bien allongées, ces jours-ci aux  X-Alps ?

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